En écrivant cette lettre où j'ai mis tout mon c½ur, je ne pensais pas interpeller quelqu'un !
Je me rappelle avoir été appelé chez l'infirmière, il y avait cette dernière et ma prof qui ne savait quoi faire de mon cas donc voulait être secondée par quelqu'un d'expérience.
Elles essayaient de me soutirer des informations sur ma lettre, je ripostais en disant que c'était pour rire mais au fur et à mesure de l'interrogation, j'ai failli et j'ai dévoilé tous.
On m'a prit rendez-vous chez une assistante sociale qui m'a placé d'abord dans l'urgence à un foyer de juifs à Saint-Ouen l'aumône (Abbaye de Maubuisson, rue Richard de Tour, 95310 SAint-Ouen-l'Aumône - Renseignements : 01.34.64.36.10), vu que toutes les autres institutions étaient complètes.
Au début, j'étais bien accueilli puis au départ de l'assistante, ils ont montrés leur vrai visage !
Je me rappelle en voyant le seul enfant noire qui vivait avec eux que ça avait l'air d'être des gens bien mais au fur de mes découvertes, je me suis aperçue qu'il était maltraité et dénigré par eux car il était noir.
En me couchant dans une chambre commune, dont la discussion avec les locataires de la chambre, qui semblaient si charmantes. Les propos racistes ont vite volés à mon égard !
Subjuguée par leurs propos, j'ai alerté le directeur qui était bien sûr complice de leurs comportements et qui m'a ignorée avec stupéfaction. Désireux de se débarrasser de moi, ce dernier a appelé l'assistante à la première heure à mon insu en lui expliquant que je cherchais les problèmes.
De ce fait, elle l'a rappliqué et je me suis retrouvée en pleine campagne chez un couple de personnes âgées dans un pavillon insalubre, où tout était pleine de crasses.
Dieu merci, je suis restée là-bas qu'une journée !
L'assistante sociale m'a trouvée un foyer de jeunes filles à Cernay (Ermont), on était six filles dont j'étais la seule noire. Il y avait deux blanches qui se prénomment Audrey dont une que je connaissais depuis l'enfance, deux arabes feu follet et deux autres blanches dont une qui allait bientôt partir dans son studio, vue que sa majorité approchait.
Les éducateurs semblaient gentils mais je me suis rendue compte bien assez tôt que ce n'était qu'une façade !
Je n'étais pas aimée dans le foyer car j'étais trop sage, je faisais jamais de conneries.
Les éducateurs étaient très colériques, ils passaient leurs nerfs sur nous pour un « oui » ou un « non ». Je me rappelle d'un qui s'appelait José, il est portugais et fier, il se gênait pas pour nous maltraiter !
Sans aucun motif, il nous secouait tel un arbre quand on veut lui faire tomber ses fruits... Il prenait un malin plaisir à le faire.
Je me souviens que notre voisine l'avait vu faire sur Audrey M., elle avait appelé la police car Audrey était tombée dans les pommes.
Et de nos vacances à Annecy, il m'avait plaqué le dos contre le lit qui s'était cassée vu la force du coup.
Mais que pouvons nous faire c'était notre parole contre la leur et puis nous étions mineurs, c'était à nos parents de porter plainte et ils ne voulaient jamais le faire, vus qu'ils ne voulaient pas se prendre la tête pour aller en justice et ils pensaient aussi que c'était pour notre bien.
Je n'avais droit à aucuns privilèges malgré que je fusse la plus âgée, seules les deux Audrey y avaient droit. Je me rappelle qu'aux vacances d'Annecy, elles qui avaient seulement une quinzaine d'années sortaient avec des hommes majeurs (25-30 ans) avec le consentement des éducateurs.
Même qu'un jour avec le consentement de ces derniers, on devait les laisser seules avec leurs copains dans notre habitat de vacances et en rentrant, on les a surpris entrain de faire l'amour.
Les éducateurs ont rien dit !
En septembre de cette année, les filles ont foutus le feu au foyer pendant notre sommeil, l'éducatrice et moi nous nous sommes réveillés en sursaut, l'éducatrice était encerclée par les flammes, les pompiers l'ont sortie de là mais ses cheveux étaient cramés ! Seuls le rez de chaussée avait été atteint. Nous attendîmes un service d'urgence pour nous loger mais les filles étaient parties récupérer leurs affaires et bien sûr, elles m'ont piqué les miennes.
Je suis retournée quelques temps chez moi, je suis partie dans de nombreux hôtels et de maisons d'accueil puis je suis allée au foyer d'Issy les Moulineaux (Le foyer où j'ai rencontré la fameuse fille qui m'a fait rencontrer le garçon qui m'a dévierger).
J'étais la détestée !
Elles me faisaient la misère avec la complicité des éducateurs.
Je restais presque tout mon temps dans ma chambre. C'était tellement insupportable que j'ai fait une dépression. Je suis allée voir le psy du foyer mais en vain.
J'ai préféré arrêter car il ne savait pas faire son boulot, il me prescrivait des médicaments tout le temps. J'avais besoin d'en parler pas de me droguer !
Les éducateurs au lieu de nous souder, faisaient tous pour nous soyons les pires ennemis. (Diviser pour mieux régner !)
Narimane en avait eu marre qu'elle a tout péter dans sa chambre et boucher les trous des robinets pour laisser couler l'eau. Les flics ont déboulés, en l'embarquant, elle m'a supplié pourtant de dire la vérité sur ce que les éducateurs nous faisaient endurer.
Mais ayant peur de leurs représailles et écoutant les conseils de deux filles du foyer, je me suis tu.
N'y a pas un seul jour que je ne regrette pas de ne les avoir pas dénoncés !
Malgré que je n'aie pas parlé aux flics, j'ai eu comme même des représailles vu que j'en savais trop, ils ne voulaient pas risquer que je parle.
Alors à mes 18 ans, ils se sont entendus avec mon père pour qu'il fasse bloc contre moi devant la juge pour que je ne puisse pas aller au studio pour pouvoir être ainsi autonome.
Mon père m'a toujours haït depuis ma naissance mais cela est un autre chapitre.
A mes 18 ans, j'étais rentrée chez ma mère.